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Record: oai:ARNO:504019

AuthorLouis Face
TitleDe la vie pelagique temporaire a la vie pelagique permanente
JournalBijdragen tot de Dierkunde
Volume28
Year1949
Issue1
Pages144-148
ISSN0067-8546
AbstractDepuis longtemps certain aspect larvaire de nombreuses formes pélagiques faisant partie du plancton permanent a retenu l’attention des naturalistes et a conduit quelques-uns d’entre eux à considérer cette faune comme primitive. Si cette conclusion s’est par la suite avérée inexacte et si l’origine littorale de types planctoniques même les plus spécialisés, comme les Siphonophores par exemple (W. GARSTANG, 1946), a pu être mise en évidence, il n’en reste pas moins que cet aspect larvaire, qui avait frappé les premiers observateurs, demeure dans bien des cas évident.
Sans doute, beaucoup de larves d’espéces benthiques mènent aussi, durant un temps plus ou moins long, une existence pélagique; et le fait que les constituants de ce plancton temporaire et du plancton permanent fréquentent ainsi un même milieu, qui a ses exigences propres, peut rendre compte de certains traits d’organisation communs aux uns et aux autres. Mais il y a plus, et nous savons bien que la ressemblance entre Appendiculaires et larves d’Ascidies n’est pas seulement superficielle; que le Dactylactis Benedeni Gravier (1904) est bien une larve sexuée de Cérianthe; que l’ Amphioxides n’est qu’un Amphioxus continuant indéfiniment sa vie en haute mer (R. GOLDSCHMIDT, 1933); que les Grimothea, dont les essaims innombrables colorent en rouge, par place, la surface des Mers du Sud, ne sont que des larves de Munida qui peuvent, sous certaines conditions, arriver en cet état à maturité (MATTHEWS, 1932); que ces Gobiidés, transparents comme le cristal, appartenant aux genres Aphya et Crystallogobius, issus, comme tous les membres de leur famille, d’oeufs fixés sur les fonds littoraux, prolongent leur existence pélagique jusqu’au moment où ils reviennent à la côte pondre à leur tour et mourir. Sans parler des cas encore incomplètement élucidés des grands Glaucothoés, larves de Pagures (THOMPSON, 1943) et des Eryoneicus, larves de Polycheles (BOAS, 1939), que d’exemples encore à citer d’organismes planctoniques auxquels on peut, à bon droit, reconnaître pour origine des larves de formes littorales n’ayant pas accompli sur le fond la métamorphose qui leur eut assuré, comme à leurs congénères, la persistance de la vie benthique. La connaissance des facteurs susceptibles de retarder cette métamorphose est donc de première importance si l’on veut comprendre les processus qui ont pu conduire à un tel résultat.
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